Istanbul : deuxième destination internationale de l’Orchestre d’Euskadi en 2020

Le 25 janvier dernier, l'Orchestre symphonique d'Euskadi a fait sa première au Théâtre des Champs-Élysées à Paris et ce lundi ce sera à Istanbul, pour le deuxième de ses concerts cette année 2020 au niveau international. Le rendez-vous aura lieu le lundi 9 mars à la salle de concert Cemal Reşit Rey (CRR) à Istanbul.
L'Orchestre symphonique d'Euskadi poursuit sa route pour reprendre le circuit international. D'abord pour sa claire vocation d'ambassadeur culturel et ensuite pour sa qualité musicale. Cela lui permet de revenir sur des scènes européennes comme l'Autriche et l'Allemagne de l’année dernière, et d'ouvrir d’autres portes en même temps : le mythique théâtre parisien en janvier dernier et l’espace musical sur les rives du Bosphore à la frontière entre l'Europe et l'Asie. La ville d’Istanbul propose une grande activité culturelle avec une programmation prestigieuse à laquelle se rendent d’importantes formations du monde entier.
Annoncé dans la programmation sous le nom de « Bask Ulusal Orkestrası », l’Orchestre se produira dans la ville comme il l’a fait lors de ses dernières sorties : avec une grande œuvre de compositeur universel qui lui permet d’exprimer sa tenue, d’exposer sa forme et sa bonne préparation. Il l'a fait à Paris avec le Chant de la Terre de Gustav Mahler et recommencera lors de sa première à Istanbul le lundi 9 mars avec la Symphonie n° 9 d'Anton Bruckner. Cette œuvre est considérée comme le chef-d'œuvre du compositeur autrichien. Comme l’a indiqué Robert Trevino lorsqu’il a annoncé le concert d’Istanbul, « l’Orchestre d’Euskadi doit être connu pour sa grande capacité et son niveau d’interprétation, et nous pouvons le faire avec des œuvres de cette exigence ».
La date demandée par Istanbul empêche Robert Trevino de diriger ce concert. Par conséquent, ce sera Hans Graf qui prendra la baguette par défaut. L’autrichien a été directeur titulaire de l’Orchestre d’Euskadi au milieu des années 90, et est revenu dans l’orchestre à plusieurs reprises en qualité de directeur invité. Il s'agit d'un directeur connu dans le monde entier et très brucknérien. Voilà pourquoi il bénéficie de toute la confiance de Trevino pour lui passer le témoin à cette première à Istanbul. Bruckner sera précédé du Concerto pour violon n° 1 de Max Bruch et Alena Baeva sera la soliste invitée. Malgré sa jeunesse, Baeva s’est forgé une importante carrière internationale et partage la scène avec de grands artistes et formations musicales. Alena Baeva s'est déjà produite dans la salle CRR d'Istanbul, bien que ce soit la première fois qu'elle se produise avec l'Orchestre d’Euskadi.
Salle Cemal Reşit Rey (CRR) :
La Salle de Concerts Cemal Reşit Rey est l’une des principales salles de concerts du pays et la première conçue pour la musique classique. Elle porte le nom du compositeur turc Cemal Reşit Rey, également chef d'orchestre et fondateur de l’Orchestre Symphonique d’Istanbul. Elle a été inaugurée en mars 1989. Durant ces 30 années, elle a reçu des compagnies du monde entier, abrite la programmation classique, de jazz et de danse de la ville, et accueille les représentations de la CRR Symphony Orchestra, CRR Turkish Music Ensemble et CRR Jazz Orchestra. Cette année, le English Chamber Orchestra, Kremerata Baltica, The Tallis Scholars, Les Musiciens du Louvre, Maxim Vengerov et la Bamberg Symphony Orchestra ont participé ou participeront, entre autres formations et artistes.
Istanbul, CRR, 9 mars
20:00 Présentation du concert
20:30 Concert
Alena Baeva, violon
Orquesta Sinfónica de Euskadi
Hans Graf, chef d’orchestre
Max Bruch : Concert n° 1 pour violon et orchestre [24’]
Anton Bruckner : Symphonie n° 9 [63’]
L'Orchestre symphonique d’Euskadi a brillé lors de sa première à Istanbul

Le concert que l'Orchestre a produit hier à Istanbul a été un succès, non seulement en raison du grand accueil du public, mais aussi parce qu'il représentait une performance réussie des musiciens/ennes de l'Orchestre face à une série d'adversités. Après un grand retard accumulé dans la livraison de leurs instruments, les musiciens/ennes ont dû interpréter la première partie du programme avec des instruments prêtés, et seulement la seconde avec les leurs.
Toutes les tournées internationales ont leurs propres caractéristiques, et ce départ pour Istanbul n'en était pas exempt. A priori, la présence dans la ville turque située sur les rives du Bosphore, à la frontière entre l'Europe et l'Asie, avait pour intérêt de percer dans un nouveau circuit musical destiné à recevoir de grandes formations du monde entier. Mais ce que l'Orchestre a rencontré hier était aussi une scène exceptionnelle, avant un concert exceptionnel et dans des conditions exceptionnelles. Tout d'abord, l'Orchestre a brillé pour de nombreuses raisons.
En premier lieu, il a été dit à plusieurs reprises que la formation basque se situe dans un grand moment musical et qu'elle est en mesure de se présenter à l'international avec de grandes œuvres du répertoire universel. La Symphonie n° 9 d'Anton Bruckner est l'un des chefs-d'œuvre du compositeur, complexe et exigeant, que tous les musiciens de l'Orchestre dirigé par Hans Graf ont défendu avec maîtrise et assurance. C'est l'œuvre sur laquelle le concert reposait et dont l'interprétation a suscité de grandes attentes. Sans surprise, Cem Mansur, directeur du Cemal Reşit Rey Konser Salonu, a prononcé un discours avant le concert sur l'intérêt d’avoir un orchestre européen comme le Bask Ulusal Orkestrası dans la programmation (tel que présenté à Istanbul à l'Orchestre d’ Euskadi) pour interpréter la grande œuvre du compositeur autrichien. Avant Bruckner, la première partie mettait en vedette le Concerto pour violon et orchestre n°1 de Max Bruch. La performance solo d'Alena Baeva était énergique et lumineuse et on voyait dès le départ que le public, qui remplissait la salle, allait être très réceptif tout au long de la nuit. Le premier bis est venu de la main de la soliste, qui a abordé le Premier Caprice de Paganini. Après l'imposante œuvre de Bruckner occupant la seconde partie de ce concert unique, la soirée s'est clôturée par une ovation impressionnante et toujours bien accueillie par le public, l’« Amorosa » de Guridi, jouant sur les berges du Bosphore.
Deuxièmement, le fait que le concert s’est tenu dans des conditions exceptionnelles est lié aux difficultés qui ont dû être surmontées tout au long de la journée pour que les instruments de l'Orchestre parviennent à la salle de concert. Tout le personnel musical et le staff s’est déplacé à Istanbul dimanche, mais pas les instruments, dont la charge de 1000 kilos préparée pour être envoyée pendant le week-end depuis Madrid a subi de nombreux retards et n'a embarqué que lundi. Le souci logique d'arriver à l'heure à destination les a forcés à redoubler d'efforts et à chercher des instruments qui pourraient remplacer les leurs pour la célébration du concert. Dans un grand exercice de générosité et de collaboration de la part de l'Orchestre symphonique d'Istanbul et d'un autre orchestre de jeunes de la ville, on a pu rassembler suffisamment d'instruments pour garantir l'interprétation de la première partie avec le Concerto de Bruch et avoir dans la chambre l'interprétation d'une autre œuvre de formation moins orchestrale que celle initialement programmée pour la deuxième partie. Les instruments eux-mêmes sont arrivés au théâtre alors que le concert avait déjà commencé et les musiciens ont eu la dextérité et la maîtrise nécessaires à ce moment-là pour entreprendre l'interprétation d'une œuvre telle que la neuvième symphonie de Bruckner, sans avoir pu répéter avec ces instruments pendant le test acoustique. Seule la réponse exceptionnelle des musiciens/ennes de la ville a permis à l'Orchestre d’Euskadi de remplir son programme, la première partie avec des instruments turcs et la seconde avec les siens. La ville d'Istanbul, pont entre deux continents, était la métaphore parfaite qui a su trouver, à travers la musique, le point d'union entre des cultures et des civilisations qui se sont longtemps tourné le dos.
Troisièmement, le fait que le concert ait été exceptionnel tient aussi aux sentiments du public et à la volonté de développer un regard tourné vers l’Europe. Comme le souligne le directeur général de l'Orchestre, Oriol Roch, « C'était un concert dans lequel l'Orchestre regardait vers l'occident, vers le désir d'une société turque qui souhaite programmer des orchestres européens de première classe, se regarder dans un miroir qui la représente. Et ce sentiment avec un public diversifié, jeune, avec de nombreuses différences culturelles et une grande passion nous a tous donné une leçon. »
Un autre exemple de réussite a été la présence au concert d'une importante représentation institutionnelle et entrepreneuriale, dont le consul général d'Espagne à Istanbul, le Donostiarra Álvaro de la Riva Guzmán ; le directeur de l'Institut Cervantes d'Istanbul, Gonzalo Manglano ; le consul honoraire de Turquie à Bilbao, Carmen Uriarte ; le représentant de BBVA, Javier Bernal ; le représentant de Banco Sabadell, Vicente Balbín ; la représentante de Caixabank, Marta García ; le correspondant d'EFE à Istanbul, Ilya Topper ; le correspondant de La Vanguardia à Istanbul, Jordi Joan ; et le correspondant d'El País à Istanbul, Andrés Mourenza.
L’Orchestre d’Euskadi enregistre la bande-son de « Patrie » sous la direction de Fernando Velázquez

La série créée par Aitor Gabilondo, basée sur le roman best-seller écrit par Fernando Aramburu et publiée en Espagne par Tusquets Editores, sera lancée sur HBO Espagne au mois de mai prochain.
L’Orchestre symphonique d’Euskadi a été chargé d’enregistrer la partition originale créée par le compositeur de Getxo, Fernando Velázquez, pour la série « Patrie », dont le premier épisode sera diffusé en mai. Il s'agit de la série basée sur le roman homonyme best-seller de Fernando Aramburu.
L’Orchestre d’Euskadi a une longue expérience dans le domaine de l’enregistrement de bandes-son cinématographiques. Toujours sous l’égide de Fernando Velázquez, il a été chargé d’enregistrer des bandes-son de grand succès, parmi lesquelles se distingue A Monster Calls (Quelques minutes après minuit), dirigée par J.A. Bayona, et grâce à laquelle Velázquez a obtenu le Goya de la meilleure musique originale. En 2017, il a enregistré la musique écrite par le compositeur biscayen pour Submergence, long-métrage de Wim Wenders. La collaboration prolifique de l’Orchestre et de Fernando Velázquez a inclus en 2012 la première absolue en live de la bande-son de The Impossible (J.A. Bayona), coïncidant avec sa présentation à la Section officielle du Festival international du film à Saint-Sébastien.
Fernando Velázquez (@FVelazquezMusic) firma la partitura original de #PatriaHBO. Estreno en mayo 2020. pic.twitter.com/6w5bSlZkPv
— HBO España (@HBO_ES) February 11, 2020
À propos de Fernando Velázquez
Le compositeur et chef d'orchestre multiprimé et reconnu, Fernando Velázquez, est le principal représentant d'une nouvelle génération d'auteurs de musique pour le cinéma et la télévision en Espagne et aux États-Unis. Sa longue carrière, démarrée en 1999, comprend plus de 50 longs métrages et séries nationales et internationales, auxquels s'ajoute un important catalogue d’œuvres de concert, de musique secondaire de théâtre et de commandes de tout type d'artistes.
Il a suivi des études de musique aux Conservatoires de Getxo, de Bilbao et de Vitoria, où il a gagné le Prix extraordinaire de fin de carrière, après quoi il a continué à suivre des cours à Paris. Il a étudié la composition au Conservatoire royal supérieur de musique de Madrid et est diplômé en Histoire contemporaine de l’Université de Deusto. En tant que violoncelliste, il a collaboré avec l’Orchestre de chambre Santa Cecilia, l’Edinburgh University Music Society Symphonic Orchestra, le Jeune Orchestre du Pays Basque, l’Orchestre symphonique d’Euskadi et l’Orchestre symphonique de Madrid.
Il a travaillé pour de grands chefs d’orchestre espagnols et internationaux comme J.A. Bayona, Patricia Ferreira, Mateo Gil, Emilio Martínez Lázaro, Guillermo del Toro, Nacho Vigalondo ou Wim Wenders. Son style incomparable, héritage du symphonisme post-romantique et des grands compositeurs de Hollywood, se caractérise par un grand sens mélodique, une connaissance timbrique exhaustive de l’orchestre et un contrôle dynamique des temps qui font de chaque bande-son une œuvre d'art en soi.
Dans sa carrière, sa relation avec J. A. Bayona a été très importante. Pour ce dernier, il a réalisé L’Orphelinat (2007), The Impossible (2012) et Quelques minutes après minuit (2017), dont les bandes-son ont obtenu de nombreux prix. Hors de nos frontières, il a signé Savage Grace (Tom Kalin, 2007), BabyCall (Pål Sletaune, 2011), Mama (Andrés Muschietti, 2013), Crimson Peak (Guillermo del Toro, 2015) et Orgueil et Préjugés et Zombies (Burr Steers, 2016).
Il a dirigé, entre autres, les Orchestres symphoniques de Bilbao, d’Euskadi, d’Estrémadure, de Galice, de la Communauté de Madrid, de Navarre, de la Principauté des Asturies, de RTVE, de Séville, de Radio de Budapest, l’Orchestre philarmonique de Londres, le London Metropolitan et l’Orchestre national tchèque.
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Affiche de la sériePremière émouvante de l’Orchestre Symphonique d’Euskadi au Théâtre des Champs-Élysées de Paris

L’Orchestre a ajouté hier à sa longue carrière internationale sa présence sur l’une des scènes les plus emblématiques de la culture contemporaine, et l'a fait de manière très convaincante et sûre. Sa représentation brillante a reçu de grands et longs applaudissements, et tout l’Orchestre, sous la baguette de Robert Treviño, a été félicitée pour son « son puissant et sa qualité musicale ».
Monter sur la scène qui a été le témoin de grandes premières de l'histoire de la musique, comme Le Sacre du Printemps d’Igor Stravinsky, garantit le plein d’émotion et une grande expérience musicale. C’est ce qu'ont fait les musicien(ne)s de l’Orchestre d’Euskadi qui, dirigés par leur chef titulaire Robert Treviño, ont su profité de ce théâtre tout en une très bonne idée de l’excellente période musicale que connaît actuellement l’Orchestre.
Ils ont ouvert avec Ravel, en clin d’œil aux origines de Ciboure du compositeur, pour interpréter Rapsodie espagnole et La Valse. Les deux œuvres sont écrites avec une grande imagination timbrique et des couleurs orchestrales, et ont immédiatement suscité l’intérêt du public. Dans la seconde partie, l’Orchestre s’est attaqué à Le Chant de la Terre de Mahler. Il s’agit d'une œuvre composée au cours d'une des périodes les plus douloureuses de la vie du compositeur. Elle réunit six chansons qui célèbrent les joies de la vie et réfléchissent sur la perte et la mort. Les vers ont été chantés par deux interprètes mahlériens de première catégorie : la mezzo-soprano Jennifer Johnston et le ténor Corby Welch. L’idée d'incorporer dans le programme cette œuvre difficile pour le lancement au Théâtre des Champs-Élysées revient à Robert Treviño qui souhaitait montrer la capacité et la forme de l’Orchestre. Tous ont formé une bonne équipe et su montrer avec une hauteur musicale la maturité d’interprétation exigée par la partition de Mahler.
Le public a été exquis et respectueux, et n’a commencé à applaudir qu'une fois la direction de Treviño terminée. Ce n’est qu’alors que le silence et le recueillement dans lequel laisse le mouvement de Le Chant de la Terre a été brisé par les longs applaudissements de la salle, surprise par le « son puissant et la qualité musicale de l’Orchestre ». Treviño en a profité pour remercier sa présence et expliquer que la première représentation de l’Orchestre à Paris coïncide avec les 80 ans du premier Gouvernement basque en exil, mais surtout pour montrer avec satisfaction cette « présentation de la culture basque et de ces grands musiciens ». La répétition du dernier mouvement de la Rapsodie espagnole de Ravel a permis de clore une nuit déjà historique dans le parcours de l’Orchestre Symphonique d’Euskadi.
Présence institutionnelle et communauté basque
L’Orchestre d’Euskadi fait toujours office d'ambassadeur culturel dans ses tournées, et étend et renforce à l’extérieur la visibilité de la culture basque. C’est à cela qu’a fait référence le vice-conseiller à la culture du Gouvernement basque, Joxean Muñoz, qui, aux côtés du directeur général de l’Orchestre Oriol Roch, a reçu au théâtre l’ambassadeur d’Espagne à Paris, Fernando Carderera. L'ambassadeur, mélomane averti, n’a eu que des mots d’éloge pour l’Orchestre, qu’il a qualifié de « virtuose et puissant ». Outre d’autres représentants institutionnels de l’OCDE et de l’Unesco, il a eu l'occasion de saluer Xabier Bindel Leizaola, petit-fils de Jesús María Leizaola, Lehendakari du Gouvernement basque en exil entre 1960 et 1978. Parmi le public, il a également été possible de saluer des membres de l’Euskal Etxea de Paris.
Après cette première représentation, le groupe basque passera le témoin de la scène à des orchestres tels que l’Orchestre philharmonique de Vienne dirigé par Andris Nelsons et le Philharmonia Orchestra avec Esa-Pekka Salonen. Et il dirigera son nouveau défi international vers la ville d’Istanbul, autre épicentre culturel très important auquel il se rendra le 9 mars prochain.
Programme de concert :
Paris, Théâtre des Champs-Élysées, 25 janvier, 20h00
Jennifer Johnston, mezzo-soprano
Corby Welch, ténor
Orchestre Symphonique d’Euskadi
Robert Treviño, chef d'orchestre
Maurice Ravel : Rapsodie espagnole [16’] / La Valse [12’]
Gustav Mahler : Le Chant de la Terre [63’]
Paris et Istanbul : Double première internationale de l’Orchestre d’Euskadi en 2020

Après la tournée réalisée en décembre 2018 en Autriche et en Allemagne, l’Orchestre Symphonique d’Euskadi continue de travailler sur son rayonnement international. Il se rend maintenant dans deux villes auxquelles il ne s’était pas rendu jusqu'à présent : le 25 janvier au Théâtre des Champs-Élysées de Paris et le 9 mars à la Salle de Concerts Cemal Reşit Rey d’Istanbul.
Comme il l’avait fait lors de sa tournée précédente avec la Symphonie nº 4 de Mahler, l’Orchestre d’Euskadi présentera ses références avec deux grandes œuvres de compositeurs universels, ce qui donne une bonne idée de la solidité d’une formation musicale et exige une bonne forme et préparation. L’Orchestre fera une première représentation à Paris avec Le Chant de la Terre (Das Lied von der Erde) de Gustav Mahler. Cette œuvre sera pendant ces journées interprétée pour la première fois par l’Orchestre aux concerts de la Saison Symphonique et se poursuivra au Théâtre des Champs-Élysées. L’autre grande œuvre avec laquelle l’Orchestre fera sa première représentation à Istanbul est la Neuvième symphonie d’Anton Bruckner, également présentée pendant ces journées par l’Orchestre sur les scènes basques.
Paris :
Ces dernières années, Robert Treviño a souvent été associé au nom de Gustav Mahler et est reconnu dans le monde entier comme un éminent mahlérien. Pour ses débuts face à des orchestres comme le London Symphony, le Tonhalle-Orchester Zürich ou le Münchner Philharmoniker, il a choisi la musique de Mahler. Il l’a également fait pour sa première tournée officielle avec l’Orchestre d’Euskadi en décembre 2018, par les villes autrichiennes de Linz et Bregenz et la ville allemande de Munich, et Mahler sera à nouveau sur le devant de la scène lors de la première de l’Orchestre Symphonique d’Euskadi au Théâtre des Champs-Élysées de Paris le 25 de ce même mois. Le Chant de la Terre, composé au cours d'une des périodes les plus douloureuses de la vie du compositeur, réunit six chansons qui célèbrent les joies de la vie et réfléchissent sur la perte et la mort. Deux interprètes mahlériens de premier plan, donneront voix à leurs versets : la mezzo-soprano Jennifer Johnston, qui a chanté les parties solistes de ses symphonies avec des orchestres tels que celui de Cleveland ou l’Orchestre philarmonique de Vienne ; et Corby Welch, un Heldentenor très demandé dans les théâtres allemands pour interpréter des opéras de Wagner.
Aux côtés de Mahler, l’Orchestre ouvrira le concert avec Maurice Ravel, dans un clin d’œil à ses origines basques et françaises, et le fera avec deux œuvres garantes d'une grande imagination en termes de timbre et de couleurs orchestrales : Rapsodie espagnole et La Valse.
Théâtre des Champs-Élysées :
Le Théâtre des Champs-Élysées est l’une des scènes les plus élégantes de Paris. Depuis sa création en 1913, il a été une référence dans le domaine de la musique classique et épicentre de la musique parisienne. Le Théâtre s’est distingué par la présence, pendant plus de cent ans, des figures les plus prestigieuses de l'histoire de la musique, de l’opéra et de la danse, et a été le siège de l’Orchestre National de Paris.
Parmi la vaste programmation proposée par ce théâtre, l’Orchestre Symphonique d’Euskadi se présentera au cycle correspondant à « Orchestres invités » et partagera l’affiche avec de grandes formations symphoniques de renommée internationale. Cette scène a récemment été occupée par des formations symphoniques comme l’Orchestre de Saint-Pétersbourg avec Yuri Temirkanov et l’Orchestre National de France avec Emmanuel Krivine. Après sa première représentation à Paris, il passera le témoin à l’Orchestre philarmonique de Vienne dirigé par Andris Nelsons et au Philharmonia Orchestra avec Esa-Pekka Salonen.
Paris, Théâtre des Champs-Élysées, 25 janvier, 20h00
Jennifer Johnston, mezzo-soprano
Corby Welch, ténor
Orquesta Sinfónica de Euskadi
Robert Treviño, chef d'orchestre
Maurice Ravel : Rapsodie espagnole [16’] / La Valse [12’]
Gustav Mahler : Le Chant de la Terre [63’]
Istanbul :
La ville d’Istanbul propose une grande activité culturelle avec une programmation prestigieuse à laquelle se rendent d’importants orchestres du monde entier. Le 9 mars, l’Orchestre d’Euskadi montera sur la scène de la CRR pour interpréter ce qu'il considère comme le chef-d’œuvre d’Anton Bruckner, sa Neuvième symphonie, ainsi que le Concert pour violon nº 1 de Max Bruch en première partie avec Alena Baeva comme soliste invitée. Pour Robert Treviño, en plus de poursuivre sa vocation consistant à être ambassadeur culturel, « l’Orchestre d’Euskadi doit être connu pour sa grande capacité et son niveau d’interprétation, et nous pouvons le faire avec des œuvres de cette exigence ». La date demandée par Istanbul empêche Robert Treviño de diriger cet concert. Par conséquent, ce sera Hans Graf qui prendra la baguette par défaut. L’autrichien a été directeur titulaire de l’Orchestre d’Euskadi à la fin des années 90, et est revenu dans l’orchestre à plusieurs reprises en qualité de directeur invité. Il s'agit d'un directeur connu dans le monde entier et très brucknérien. Voilà pourquoi il bénéficie de toute la confiance de Treviño pour lui passer le témoin à cette première à Istanbul.
Salle Cemal Reşit Rey (CRR) :
La Salle de Concerts Cemal Reşit Rey est l’une des principales salles de concerts du pays et la première conçue pour la musique classique. Elle porte le nom du compositeur turc Cemal Reşit Rey, également chef d'orchestre et fondateur de l’Orchestre Symphonique d’Istanbul. Elle a été inaugurée en mars 1989. Durant ces 30 années, elle a reçu des compagnies du monde entier, abrite la programmation classique, de jazz et de danse de la ville, et accueille les représentations de la CRR Symphony Orchestra, CRR Turkish Music Ensemble et CRR Jazz Orchestra.
Istanbul, CRR, 9 mars
Alena Baeva, violon
Orquesta Sinfónica de Euskadi
Hans Graf, chef d’orchestre
Max Bruch : Concert n° 1 pour violon et orchestre [24’]
Anton Bruckner : Symphonie n° 9 [63’]
Robert Treviño engage un accord d'enregistrement pluriannuel avec le label Ondine

Il réalisera des enregistrements avec les deux orchestres qu'il dirige et commencera par un cycle de symphonies de Beethoven avec l’Orchestre Symphonique de Malmö et une série d'œuvres peu connues de compositeurs américains avec l'orchestre basque.
Robert Treviño, un des jeunes directeurs musicaux américains les plus sollicités à l’heure actuelle, a signé un contrat d'enregistrement ambitieux et durable avec Ondine. Treviño est directeur titulaire de l’Orchestre Symphonique d’Euskadi et de l’Orchestre Symphonique de Malmö, des formations qui participeront aux premiers enregistrements qui s’inscriront dans cet accord : un cycle complet de symphonies de Beethoven qui découlera du Festival Beethoven de cette année à Malmö et, avec l'orchestre basque, d'une étude du répertoire américain qui comprend des œuvres oubliées de Howard Hanson. L'accord comprend également des versions numériques.
Ondine, qui appartient au groupe Naxos, est l’un des labels indépendants les plus prestigieux au monde. Elle réalise régulièrement des enregistrements avec d’autres grands directeurs tels que Christoph Eschenbach, Vladimir Ashkenazy, Esa-Pekka Salonen et Hannu Lintu. « Ondine choisit des artistes avec lesquels elle peut travailler en étroite collaboration », déclare le directeur fondateur du label Reijo Kiilunen. « Nous essayons de garder uniquement quelques grands artistes, ceux qui proposent des interprétations visionnaires et imaginatives du répertoire habituel, et qui ont un esprit aventurier qui les pousse à présenter au public des découvertes musicales moins connues et fascinantes. Robert Treviño répond parfaitement à ces exigences en tant que réalisateur doté d'un grand pouvoir musical et d'un esprit original et curieux. Je suis ravi de l‘accueillir dans la famille Ondine. »
Treviño, un fervent amateur de disques et du processus d'enregistrement, reconnaît qu'il « souhaitait de tout cœur collaborer avec Ondine depuis longtemps. Ses enregistrements de Sibelius avec Leif Segerstam, mes préférés, constituent un exemple de la façon dont la production et l'interprétation peuvent être associées pour créer un résultat d'une grande valeur. J'ai toujours su que je voulais faire partie de cette tradition. Rencontrer Reijo en personne m'a rendu encore plus heureux de devenir un artiste Ondine. Je suis impatient de réaliser un excellent travail avec Ondine et mes orchestres. C'est un plaisir de travailler avec des partenaires de ce niveau. »
L'enregistrement de l’intégrale de symphonies de Beethoven avec l'Orchestre Symphonique de Malmö provient du festival Beethoven que Treviño dirigera dans la ville suédoise cette saison. Selon Kiilunen, cet enregistrement représente le début naturel de cette collaboration. Les solistes de la « Neuvième Symphonie » sont Kate Royal (soprano) ; Christine Rice (mezzo-soprano), Tuomas Katajala (ténor) et Derek Welton (basse). Le chœur sera le MSO Festival Chorus. Les enregistrements de Beethoven auront lieu dans la nouvelle salle de concert très prisée, le Malmö Live Concert Hall.
Le premier enregistrement avec l’Orchestre Symphonique d’Euskadi sera réalisé en août 2020. Ingo Petry produira tous les enregistrements.
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Robert Treviñoren webgune ofiziala« Plaisir audiovisuel » au Vélodrome le 21 septembre

L’Orchestre Symphonique d’Euskadi, la fondation des auteurs-compositeurs SGAE et le Festival International du Film de San Sebastián présentent le concert de musiques de films que l’OSE offre dans le cadre de la 67e édition du Festival.
Cette année encore, le Festival propose le premier samedi au Vélodrome à tous les mélomanes, cinéphiles et public en général, un spectacle qui allie l’interprétation symphonique de bandes sonores originales et un montage avec les scènes des films dont elles sont extraites. Rendez-vous pour une heure et demie de plaisir audiovisuel, le samedi 21 septembre à midi. Entrée gratuite.
Le concert de musiques de films de l’Orchestre Symphonique d’Euskadi est désormais un classique du Festival du Film de San Sebastián et se consolide au sein des propositions du Vélodrome, probablement la scène la plus populaire du Festival, qui peut accueillir près de 3.000 personnes. Le directeur de Saint-Sébastien Juan José Ocón sera chargé de diriger l’orchestre lors de cette rencontre si populaire entre cinéma et bandes sonores.
Le Concert & Projection de cette année, intitulé ‘Plaisir audiovisuel’, réunit les adaptations de la musique composée pour sept films. Les compositeurs et compositrices choisis pour l’occasion seront: Manuel Parada ( Nodo. Noticiarios y documentales et Los últimos de Filipinas ); Pascal Gaigne (Handia et Errementari); Joseba Beristain ( Elkano. Lehen mundu bira ); Nani García ( Arrugas ); et Vanessa Garde ( La gran aventura de los Lunnis y el libro mágico ).
Pour ce nouveau concert, l’Orchestre Symphonique d’Euskadi a invité la chorale Landarbaso abesbatza, qui interviendra, entre autres, dans Elkano. Lehen mundu bira; La gran aventura de los Lunnis y el libro mágico; et Errementari.
À l’instar des années précédentes, le concert sera agrémenté d’un élément visuel : la musique accompagnera la projection, sur un écran de 400 m2, d’un montage de scènes des films, spécifiquement créé pour ce concert par Carlos Rodríguez, de Morgancrea. Certains des compositeurs assisteront aussi au concert et monteront sur la scène du Vélodrome pour présenter leur travail.
L’entrée est gratuite mais l’invitation correspondante devra être retirée entre le 14 et le 20 septembre aux points d’information du Festival du Film de San Sebastián à l’Auditorium Kursaal et Place Okendo (de 9 à 20 h), ainsi qu’aux bureaux de Donostia Turismo du lundi au samedi de 9 à 20 h et le dimanche de 10 à 19 h. Tickets de dernière minute au guichet du Vélodrome à partir de 10 h le jour du concert, sous réserve des places disponibles.
CONCERT & PROJECTION: PLAISIR AUDIOVISUEL
Samedi 21 septembre, 12:00. Velodrome de Saint-Sébastien
Programme
M. Parada: Nodo. Noticiarios y documentales
M. Parada: Los últimos de Filipinas (Directeur: Antonio Román)
P. Gaigne: Handia (Directeurs: Aitor Arregi, Jon Garaño)
J. Beristain: Elkano. Lehen mundu bira* (Directeur: Ángel Alonso)
N. García: Arrugas (Directeur: Ignacio Ferreras)
V. Garde: La gran aventura de los Lunnis y el libro mágico* (Directeur: Juan Pablo Buscarini)
P. Gaigne: Errementari* (Directeur: Paul Urkijo)
Juan José Ocón, directeur
Landarbaso Abesbatza, choeur*
Orchestre Symphonique d’Euskadi
Les compositeurs
Manuel Parada de la Puente (1911-1973) a débuté ses études de musique dans sa Salamanque natale pour les terminer au Conservatoire royal de Madrid, où il a été le disciple du maître parmi les maîtres, Conrado del Campo. Considéré comme l’un des compositeurs les plus importants de l’après-guerre, sa première collaboration dans le cinéma a lieu avec le film Raza (1941). À partir de la décennie des années quarante du siècle passé, il devient l’un des compositeurs cinématographiques les plus productifs d’Espagne, aux côtés de Juan Quintero Muñoz ou Jesús García Leoz, et son catalogue compte plus de deux cent œuvres. Il a composé la célèbre musique de chambre de Noticiarios y Documentales ; plus connu sous le nom de NO-DO, une série de courts métrages produite par l’État espagnol dont la première projection a eu lieu en janvier 1943, se prolongeant jusqu’en 1978.
Pascal Gaigne (Caen, France, 1958) a étudié à l’Université de Pau et au Conservatoire national de Toulouse. C’est un auteur prolifique dont les œuvres ont été interprétées dans de nombreux pays depuis 1987. Il se distingue par la quantité de prix et de récompenses obtenus (Goya, Feroz, Critique et festivals du monde entier), fruit d'un travail tourné vers le cinéma, mais pas uniquement. Il a composé plus de 90 longs métrages, courts métrages et documentaires, avec des réalisateurs comme Víctor Erice (El sol del membrillo) ; Daniel Sánchez Arévalo (Azul oscuro casi negro, Gordos) ; Iciar Bollaín (El Olivo, Flores de otro mundo, Katmandu un espejo en el cielo) ; Montxo Armendariz (Silencio roto) ; Salvador García (Mensaka, El otro barrio, Las voces de la noche, Castillos de Cartón) ; Gracia Querejeta (Siete mesas de billar francés), ou plus récemment avec Pablo Malo (Lasa eta Zabala) ; et Jon Garaño et Jose Mari Goenaga (80 días, Loreak, Handia).
Joseba Beristain (Azkoitia, 1978) est ingénieur informatique pour l’Université du Pays Basque et sa formation n’est pas tant académique que professionnelle. À 20 ans, il commence à réaliser de la musique pour des courts métrages et, dès lors, sa participation comme compositeur à des projets audiovisuels a considérablement augmenté, notamment le cinéma, les documentaires et les vidéos promotionnelles. Parmi ses plus de 20 travaux pour l'audiovisuel se distinguent les bandes son d’Historia de Elam, Mystikal, Involution ou la récente Elcano, la primera vuelta al mundo d’Ángel Alonso ; Mafia: la cara sucia de Italia de Francisco Javier Martínez ; Malabestia d’Enrique García ; Y ahora, ¿qué hacemos? de Juan Carlos Gurrutxaga et Aitor Aranguren, etc. Parmi d'autres prix et nominations il détient celui de Meilleure musique au 48e Festival international Alcine.
Nani García (A Coruña, 1955) commence sa formation musicale en composition et jazz en Suède entre 1976 et 1980, tout en suivant des études de linguistique aux Universités d’Upsala et de Stockholm. À son retour en Galice, il intègre divers groupes de jazz de l’époque. Fondateur du groupe Clunia au début des années 80, sa carrière a commencé comme pianiste de jazz, une activité qu'il continue à alterner avec sa facette de compositeur. Soliste, producteur de musique, arrangeur, il a une longue expérience dans les divers formats du support audiovisuel (publicités, séries TV, vidéo-expositions). Auteur de bandes son pour des longs métrages d'animation et de fiction, des pièces de théâtre, des courts métrages, des programmes de télévision, il comptabilise plus de 100 publications. Sa signature personnelle se reflète dans des œuvre du cinéma d'animation comme De Profundis, La Tête en l’air ou El Gigante. Depuis l’année 2009, il dirige le Festival international de Jazz de Vigo, Imaxina Sons.
Vanessa Garde (Pampelune, 1974). Compositrice pour le cinéma, la télévision et les supports audiovisuels, arrangeuse, orchestratrice, programmatrice (experte en technologie musicale) et ancienne enseignante au Berklee College of Music, son travail est lié à de grands noms cinématographiques dans des films comme Exodus (de Ridley Scott), Manipulations (Josh Duhamel, Anthony Hopkins, Al Pacino), Millennium « Ce qui ne me tue pas » (Claire Foy), La Colère d'un homme patient (Antonio de la Torre, Luis Callejo), El Asesino de los Caprichos (Maribel Verdú, Aura Garrido), L’Homme qui tua Don Quichotte (de Terry Gilliam), Tiempo Después (José Luis Cuerda), Hunter’s Prayer (Sam Worthington), Usurpateur (Viggo Mortensen) ou La Vida Inesperada (Javier Cámara, Raúl Arévalo). La même chose dans des séries de télévision : The Titan Games (pour NBC, avec Dwayne Johnson), Galerías Velvet (Antena 3/Netflix), Gran Hotel (Antena 3) ou Lo que Escondían sus ojos (Telecinco). Dans son parcours strictement musical figurent d'autres grands noms comme Plácido Domingo, notamment dans l’album Songs, produit par le gagnant de 13 Grammys Rafa Sardina.
L’Orchestre Symphonique d’Euskadi et le cinéma
En plus de promouvoir cette initiative aux côtés de la Fondation des Auteurs-Compositeurs SGAE, ces dernières années, l’Orchestre Symphonique d’Euskadi a aussi élargi sa présence dans le Festival en participant à sa Section Officielle. Toujours avec Fernando Velázquez, l’Orchestre a été chargé d’enregistrer la bande-son du film Quelques minutes après minuit, dirigé par J.A. Bayona, qui fut présenté pour la première fois à l’échelle européenne lors de l'édition de 2016 ; grâce à cette partition, Velázquez a obtenu le Goya à la meilleure musique originale. En 2017, l’Orchestre a enregistré la musique écrite par le compositeur de Getxo pour Submergence, le long métrage de Wim Wenders. La collaboration prolifique entre l’Orchestre et Fernando Velázquez a inclus aussi en 2012 la première absolue en direct de la bande-son de The Impossible (J.A. Bayona), à l’occasion de sa présentation dans la Section Officielle du Festival. Ce concert a marqué le retour de l’Orchestre à la programmation du Festival du Film de San Sebastián. Et cela fait huit ans que ça dure.
La Fondation SGAE et le Festival International du Film de San Sebastián
Afin de promouvoir le cinéma espagnol et d'Amérique latine, d'accroître le rayonnement du Festival du Film de San Sebastián et de partager l’initiative avec les spectateurs qui ne peuvent pas se rendre au rendez-vous dans la capitale de Guipúzcoa, la Fondation SGAE organise chaque année une série d’activités en rapport avec cet événement.
Parmi celles-ci, Concert & Projection est un récital de bandes-son qui sera interprété par l’Orchestre Symphonique d’Euskadi le 21 septembre prochain dans le cadre de la 67e édition du Festival International du Film, qui se tiendra du 20 au 28 septembre à San Sebastián.
Du 9 au 15 septembre, la Salle Berlanga, de Madrid (53, rue Andrés Mellado. Tarif : 3 euros) projettera par ailleurs sous le titre Festival de San Sebastián une sélection de films ayant participé ces dernières années à la section Made in Spain. Ce cycle de cinéma avec des titres présentés durant le Festival du Film est organisé par l’organisme pour la septième année consécutive.
Enfin, la Fondation SGAE co-organise depuis 2012 la section hors compétition Made in Spain formée d'une sélection de films illustrant la production cinématographique espagnole de l’année, avec des productions présentées dans ou hors de notre pays et pour lesquelles le Festival constitue une excellente plateforme de diffusion internationale.
Saison 19/20: Un voyage vers l'inconnu

Robert Treviño affronte sa troisième saison en tant que titulaire avec de nouvelles idées et de nouveaux projets, avec un regard musical sur le long terme et en travaillant à l'amélioration artistique de l’Orchestre. Il dirigera à nouveau six programmes de concerts et mettra l’Orchestre sur la scène de l’emblématique Théâtre Champs-Elysées de Paris.
L’idée du voyage vers l’inconnu, des émotions, des peurs, des rêves et des réalités que cela provoque en nous. Cette idée sera l’axe principal de la Saison. Elle sera présente dans de nombreux programmes et s’exprimera pleinement au démarrage d’un programme caché. On ne connaîtra que la présentation de l’œuvre de Mikel Chamizo, dans le cadre du projet Elkano, et ses interprètes, la Société Chorale de Bilbao, Mojca Erdmann et Treviño en personne. Le début sera une expérience unique, une inconnue qui se dissipera à la fin du concert.
Le projet Elkano commencera sa traversée. L’Orchestre a voulu se joindre à la commémoration du cinquième centenaire du premier tour du monde avec la commande et la présentation ultérieure de cinq œuvres allégoriques liées à ce périple. Cela se déroulera sur trois saisons, comme les trois années qu’a duré la traversée. La première présentation aura lieu au démarrage de la Saison avec Mikel Chamizo, dont la création simulera le début de ce voyage. La seconde de cette Saison sera Mikel Urquiza.
Tous ces voyages auront leur propre image. Les compositions graphiques créées pour l’occasion sont étroitement liées à la thématique ou à l’œuvre principale de chaque programme. Elles se transformeront en une carte d’embarquement vers l’inconnu.
La Saison Symphonique 2019/2020 de l’Orchestre Symphonique d’Euskadi commencera le 27 septembre à Vitoria et prendra fin le 4 juin 2020 dans la même ville. L’Orchestre proposera 10 concerts à chacun de ses sièges de Bilbao, Saint-Sébastien (double session), Vitoria et Pampelune, pour un total de 50 concerts dans la Saison Symphonique.
Outre les concerts symphoniques, axe fondamental de chaque Saison, l’activité de l’Orchestre Symphonique d’Euskadi se complète par un catalogue très divers de concerts répartis aussi bien en cycles de production propre qu’en lien avec d'importants festivals et d'autres événements et institutions culturels. L’intégralité de la Saison Symphonique (50 concerts) et de ce paragraphe important permettra à la formation basque de dépasser à nouveau la centaine d'activités tout au long de la Saison. Cette capacité à s'adapter à chacun des formats musicaux parmi ceux programmés permet à cet Orchestre d’entrer en relation avec des publics de différents styles, intérêts et âges, avec la possibilité d’atteindre 150 000 spectateurs chaque saison.
Cinq partitions pour un tour du monde

L’Orchestre Symphonique d’Euskadi présente le projet Mundubira musika bidelagun, qui représente son apport à la commémoration du 500e anniversaire du premier tour du monde, et dans lequel le Basque Juan Sebastián Elkano a joué un rôle crucial.
Cinq œuvres ont été commandées à cinq compositeurs/compositrices basques, qui mettront en musique les différentes parties du voyage. Unies, les compositions reflèteront la traversée dans son ensemble.
Il s’agit d'un projet qui porte l’empreinte et l’engagement de Robert Treviño pour soutenir la culture et la musique basque, et c’est le résultat de plusieurs mois de travail.
On sait que les Basques ont eu une présence et un rôle très importants dans le premier tour du monde. Lors de cette première expédition, Juan Sebastian Elkano a joué un rôle essentiel et est devenu le premier marin à y parvenir. Du début de cette année 2019 et jusqu’en 2022 est célébré le Ve centenaire de cette expédition. C’est dans ce contexte que l’Orchestre Symphonique d’Euskadi, dans sa vocation permanente d’être une référence culturelle dans son pays, a considéré qu’il était très important de participer à l’étude, à la recherche et à l’exploration de la figure d’Elkano, toujours dans une approche musicale.
Le travail réalisé pendant des mois par le directeur titulaire, Robert Treviño, qui a continué à approfondir la création musicale contemporaine basque, a été très important dans ce processus. De même, il s’est pleinement immergé dans Eresbil (Archive Basque de la musique) et a partagé sa vision artistique pour donner forme et parvenir à la matérialisation de notre Elkano et sa circumnavigation musicale.
Suite à ce processus de réflexion et d’engagement avec notre histoire, l’Orchestre d’Euskadi s’est embarqué dans une nouvelle aventure musicale et, en évoquant le voyage réalisé par le marin de Getaria, a proposé à cinq compositeurs/compositrices basques la création d'autres compositions avec pour unique indication de se centrer sur différentes parties du périple. L’union de tous complètera le tour du monde d’un point de vue musical totalement novateur.
L’Orchestre Symphonique d’Euskadi inaugurera les cinq commandes tout au long des Saisons 2019/2020, 2020/2021 et 2021/2022. Chacune d’entre elles sera présentée dans un programme différent. Elles seront finalement enregistrées et éditées ensemble sur un CD. Tout ce parcours et son résultat deviendront l’héritage et le grand apport de l’Orchestre Symphonique d’Euskadi à la découverte de la figure d’Elkano et du premier tour du monde.
Cela sera sa manière de se joindre à la Fondation Mundubira 500 : Elkano Fundazioa, créée afin de coordonner des projets qui promeuvent la connaissance d’Elkano et de poursuivre des recherches sur une histoire encore inconnue sur de nombreux aspects.
Les cinq compositrices et compositeurs sont, par ordre de commande et première : Mikel Chamizo, Mikel Urquiza, Joël Mérah, Teresa Catalán et Zuriñe F Gerenabarrena. Tous proviennent de différents territoires basques et leur nombre nous renvoie aux cinq navires qui étaient présents au début de l’expédition :
Mikel Chamizo (Tolosa, 1980) :
« Début de l’expédition 1519 » (première en automne 2019)
Mikel Urquiza (Bilbao, 1988) :
« Amérique du Sud » (première au printemps 2020)
Joël Mérah (Clichy, 1969) :
« Océan Pacifique, Asie » (première en automne 2020)
Teresa Catalán (Pampelune, 1951) :
« Inde, Afrique » (première au printemps 2021)
Zuriñe F Gerenabarrena (Vitoria, 1965) :
« Retour, 1522 » (première au printemps 2022)
De gauche à droite: Mikel Chamizo, Teresa Catalán, Oriol Roch, Bingen Zupiria, Robert Treviño, Zuriñe F Gerenabarrena, Joël Mérah, Mikel Urquiza
Donner suite à TESELA
Ce nouveau projet musical de l’Orchestre continue de dessiner le cercle initié par le projet TESELA, réalisé à l’occasion du 30e anniversaire de l’Orchestre.
C’est à ce moment-là que l'on a décidé de commander huit œuvres à d'autres compositeurs de différentes nationalités et au prestige international : des tesselles qui composaient une mosaïque de musique contemporaine avec une seule idée commune : la culture basque. Il s’agissait d’un regard inverse à celui d’aujourd'hui ; à cette époque, les compositeurs internationaux regardaient Euskadi, et maintenant, à travers ce regard basque d’Elkano, ces nouvelles œuvres nous font voyager à travers sa musique évoquant ce premier tour du monde. Dans les deux cas, l’Orchestre Symphonique d’Euskadi revalide sa condition de moteur de la création, et laisse un héritage musical d’une grande importance culturelle.
Cinq compositeurs, un tour du monde
Par la suite, nous nous intéressons aux premières idées et réflexions qui nous ont été proposées sur leurs éventuelles œuvres par les cinq compositrices et compositeurs protagonistes de ce voyage musical autour du monde, ainsi que leurs biographies.
Mikel Chamizo (Tolosa, 1980) : Navigare necesse est
Le premier à faire résonner les aventures d’Elkano sera Mikel Chamizo, à qui on a demandé d’incorporer dans sa partition la voix chorale. Elle sera interprétée par la Société Chorale de Bilbao. Chamizo s’occupera du « Début de l’expédition 1519 » et son œuvre sera présentée en avant-première au début de la Saison 2019/2020, à l’automne prochain.
Voici l’explication que Mikel Chamizo a donnée sur l’œuvre qu'il réalisera :
Navigare necesse est, vivere non necesse (Naviguer est nécessaire, vivre ne l’est pas) est une phrase qui figure dans les Vies parallèles de Plutarque attribuée à Pompée, qui a harangué avec elle ses marins quand ces derniers refusaient d’embarquer au milieu d'une tempête qui mettrait probablement fin à leurs vies. Mais c’est également une phrase qui documente deux réalités : l’importance stratégique de la navigation dès les débuts des sociétés humaines, et le terrible risque personnel encouru par ses protagonistes.
L’expédition de Magellan et d’Elkano autour du monde, baptisée par Stefan Zweig comme « la seconde Odyssée », est paradigmatique d’une manière d'aborder la vie qui ne peut plus exister. La recherche d'une étape alternative entre l’Amérique et l’Asie, entrant pour cela dans une zone du monde non cartographié, était un projet porté par la foi de Magellan qui, très probablement, allait se terminer fatalement. Comment se sont préparés Elkano et ses hommes pour une telle quête ? Avec quelle disposition mentale se confrontaient-ils à la terreur de l’inconnu ?
Navigare necesse est se centre sur le début même du voyage de Magellan-Elkano et se divise en trois sections : un rite religieux, comme il était coutume avant d’embarquer pour de longues périodes, mené par le chœur ; une recréation imaginée du paysage sonore du port de Sanlúcar de Barrameda, où les nefs de Magellan s’étaient introduites dans l’océan Atlantique ; et les premières minutes de navigation en mer, en route vers l’une des aventures les plus imposantes de l'histoire de l’humanité. »
Mikel Chamizo a étudié la composition à Musikene avec Ramon Lazkano, Gabriel Erkoreka et Stefano Scarani. Sa musique a été interprétée dans des pays comme la France, la Suisse, l’Italie, la Pologne, la Suède ou le Chili, et dans des festivals et des cycles comme La Biennale di Venezia, la Quinzaine Musicale de Saint-Sébastien ou Musikaste. Parmi ses projets les plus récents citons Bertso berriyak jartzera nua, une exploration musicale de la bertsolaritza aux côtés de Maialen Lujanbio, présentée en avant-première aux Matinées de Miramon de l’Orchestre Symphonique d’Euskadi ; Espirals, écrite pour l’Ensemble Orchestre de Cadaqués ; ou sa participation au projet pédagogique de musique contemporaine Soinua iratzarri, sélectionné par Saint-Sébastien 2016 parmi les initiatives les plus importantes de son projet de Capitale Européenne de la Culture.
Mikel Urquiza (Bilbao, 1988)
Le relais sera pris par Mikel Urquiza, qui se centrera sur l’« Amérique du Sud » et où nous arriverons au printemps 2020 avec la première de son œuvre.
D’après Mikel Urquiza :
« L’Orchestre d’Euskadi m’a proposé de participer à cet ambitieux projet qui vise à illustrer le voyage d’Elkano autour du monde. Il m’a notamment demandé de me concentrer sur l’étape sud-américaine de l’expédition qui, toujours sous la direction de Magellan, a fait escale dans des pays que l’on connaît actuellement sous le nom de Brésil et d’Argentine.
Le voyage d’Elkano en Amérique du Sud réveille immédiatement en moi le souvenir de migrations ultérieures : celles qui ont été réalisées dans le même sens, faisant partie d'un mouvement global de diaspora basque, et celles plus récentes, dans le sens inverse, qui expliquent pourquoi de nombreux Sud-américains vivent aujourd'hui parmi nous.
Pour naviguer sur une mer non cartographiée, pour se rendre dans un pays inconnu et souvent hostile, de l’intelligence, de la détermination et de l’audace sont nécessaires. Je ne sais pas encore comment j’articulerai musicalement ces idées, mais je sais que je célèbrerai l'homme et pas le héros, en rendant hommage à travers sa trouvaille tant d'autres qui existent et qui sont invisibles autour de nous. »
Urquiza a également étudié la composition avec Gabriel Erkoreka et Ramon Lazkano, et a poursuivi ensuite ses études à Paris. Là-bas, il écrit et travaille pour de nombreux musiciens français, comme le pianiste Wilhem Latchoumia, Quatuor Diotimia, l’Instant Donné ou l’Ensemble Intercontemporain, et également en Allemagne avec la soprano Sarah Maria Sun, l’Ensemble Mosaik, l’Ensemble Ascolta et le trio Catch dans le cadre de festivals comme ECLAT ou la saison de la Philarmonie de Cologne. Il collabore avec les plus importantes institutions musicales basques, comme l’Orchestre Symphonique d’Euskadi, la Fondation BBVA, la Quinzaine Musicale de Saint-Sébastien et Musikagileak.
Joël Mérah (Clichy, 1969)
Le compositeur d’Iparralde Joël Mérah nous amènera dans les eaux du « Pacifique, Asie ». Cela aura lieu en automne 2020 et dans sa traversée incorporera une voix soprano.
Voici comment il décrit l’œuvre sur laquelle il travaille actuellement :
L’œuvre aura deux titres possibles : …un certain parfum de sagesse II ou …Jakinduriaren usaina.
En 2 mouvements : 1/ Han - Hor - eta – Hemen; 2/ Zure inguruan.
L’œuvre pour orchestre que je souhaite composer pour le projet de commémoration du 500e anniversaire du voyage autour du monde de Juan Sebastián Elkano, sur commande de l’Orchestre Symphonique d’Euskadi, sera dirigée par le sentiment de paix alimenté par les grands espaces et les voyages. Cette idée de la paix fait référence au sentiment qui a envahi l’esprit d’Elkano et des hommes qui l’ont accompagné dans le périple par l’océan Pacifique, un océan qui doit son nom à Magellan, qui l’a baptisé « Pacifique » en raison de la météorologie favorable qu’ils ont connue pendant leur traversée. Avant tout, je souhaite évoquer un monde intérieur (celui de Juan Sebastián Elkano probablement) plus qu’un monde extérieur et épique.
Pour souligner tout cela, j’envisage la possibilité que la composition montre également la plume de Joxean Artze. Cela se ferait par le choix d’un poème qui évoque ce sentiment de voyage et d'intériorité, un certain parfum de savoir, et qui sera probablement chanté par une voix qui serait intégrée à l’orchestre en question. »
Mérah a commencé ses études à Bayonne et a poursuivi à Paris. Il collabore avec de nombreux groupes et orchestres de Paris, Bordeaux, Bayonne, Irun et Tokyo, et cultive tous les genres musicaux (musique de chambre, soliste, orchestral, opéra, ballet, cinéma…). Il a reçu de nombreux prix de composition, parmi lesquels se distingue le premier prix Toru Takemitsu de Tokyo. Il est membre du groupe de musique l’Ensemble 0 et professeur du Conservatoire Maurice Ravel de Bayonne.
Teresa Catalán (Pampelune, 1951)
Teresa Catalán est la doyenne de ce groupe de compositeurs d’Elkano. Elle entamera le retour à la maison par « Inde, Afrique », au printemps 2021. Catalán a reçu plusieurs prix d’interprétation, de composition et de reconnaissance de son parcours musical, comme le Prix National de Musique (composition) 2017. Elle est membre élue de JAKIUNDE, du Conseil de la Culture du Gouvernement de Navarre et Professeur émérite de Composition et d’Instrumentation du Conservatoire Royal Supérieur de Musique de Madrid. Ses compositions ont été programmées dans les plus importants festivals et dans différents pays. Elle a reçu des commandes de nombreux interprètes et d'institutions nationales et internationales, et donne régulièrement des cours et des conférences dans des Festivals, des Institutions, des Universités et des Conservatoires de différents pays.
Zuriñe F Gerenabarrena (Vitoria, 1965)
La compositrice alavaise Zuriñe F Gerenabarrena fermera un périple de trois ans avec « Retour 1522 ». L’ouverture et la fermeture de cette traversée aura lieu au printemps 2022.
Gerenabarrena dévoile une partie de ce que sera l’œuvre qu’elle prépare pour l’occasion :
La composition durera 8 à 10 minutes environ. Dans l’idée globale de former avec chaque œuvre sous forme de tesselle une vision du voyage du navigateur basque autour du monde (du départ, en passant par les différents obstacles et lieux par où il a navigué lors de l’expédition, jusqu'à son retour), la partie que j’aborderai sera l’étape finale, celle du retour.
La navigation de Magellan et d’Elkano, qui élargit l’idée du monde que l’on avait à l’époque (tout comme les voyages stellaires, les avancées scientifiques et technologiques, ou les phénomènes de la Nature), fait douter de nos certitudes et nous oblige à repenser des idées que nous croyions immobiles. Ce sont des actes qui élargissent notre esprit et permettent de nous réinventer et d’agrandir notre imagination. Cette œuvre se veut une métaphore du voyage tout comme une action de résistance et d'avancée dans l'adversité comme énergie pour arriver à destination.
Pour l’écriture de l’œuvre, je vais partir d’expériences précédentes obtenues avec des œuvres électroacoustiques, mais je souhaite combiner des éléments sonores provenant de la pensée électronique dans le traitement instrumental.
Ce n’est pas mon intention de faire une pièce programmatique ou descriptive, mais le souhait de travailler dans l’exploration est bien là, de l’environnement sonore liée à l’obscurité et à la difficulté ; et en alternant avec des textures plus lumineuses, où prédomine l’utilisation de la percussion et du métal, parfois avec un total sonore, et d'autres sous forme de couleur.
Gerenabarrena a étudié avec Carmelo Bernaola et Franco Donatoni à Milan. Compositrice polyvalente, elle possède des œuvres qui vont des commandes pour soliste, orchestre symphonique, théâtre, danse, orchestrations de musique de cinéma, électroacoustique ou projets pluridisciplinaires. Elle est présente en tant qu’auteure et réalisatrice dans divers salons internationaux en Europe et en Amérique. Sa musique a été interprétée par différents orchestres, ensembles et instrumentistes, et elle reçoit des commandes et des aides d’institutions basques, européennes et du Japon également. Elle développe également sa carrière à Musikene.
Informations additionnelles
Télécharger photo de la conférence de presse (.jpg)Télécharger image officielle (.jpg)'La Mariée était en noir', nouvel enregistrement de l’Orchestre Symphonique d’Euskadi et Fernando Velázquez

La bande-son du film de François Truffaut, écrite par le compositeur américain Bernard Herrmann, a fêté un demi-siècle en 2018.
En septembre, l’Orchestre Symphonique d’Euskadi a enregistré sous la houlette de Fernando Velázquez, la bande-son du film du Français, François Truffaut, La Mariée était en noir. La bande-son du film, écrite par le compositeur américain Bernard Herrmann, a fêté un demi-siècle en 2018 et, à cette occasion, l’Orchestre Symphonique d’Euskadi a réalisé un nouvel enregistrement comprenant, en outre, 25 nouvelles minutes qui ne faisaient pas partie du film et que l’on peut écouter pour la première fois dans cette nouvelle édition.
Cet enregistrement a reçu un grand accueil de la part des amateurs des classiques du cinéma et de ses bandes sons.
Dirigé par Fernando Velázquez et avec la production musicale de Marc Blanes, cette nouvelle édition a été enregistrée par Quartet Records.
Plus d’infos sur : http://www.quartetrecords.com/the-bride-wore-black.html
